Kit matcha : quels accessoires choisir pour bien débuter ?
Écrit par Mélina · Sommelière en thé

Vous souhaitez préparer du matcha chez vous, mais devant les kits remplis de bols, fouets, cuillères et autres accessoires japonais, difficile de savoir par où commencer.
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de recréer une cérémonie du thé complète dans votre cuisine pour préparer un bon matcha.
Si vous débutez, le premier accessoire dans lequel nous vous conseillons d’investir est le chasen, le fameux fouet en bambou. Pour le reste, il est tout à fait possible de faire avec ce que vous avez déjà chez vous : un grand bol peut remplacer le chawan, une petite passoire fine peut servir de tamis et une cuillère ou une balance peut remplacer le chashaku.
Un kit complet reste néanmoins très pratique si vous partez de zéro, si vous aimez avoir un ensemble assorti ou si vous cherchez un joli cadeau autour du thé matcha.
Alors, chasen, chawan, chashaku, tamis, naoshi… quels accessoires sont réellement utiles, et lesquels peuvent attendre ?
Kit matcha : table des matières
- Que doit contenir un kit matcha pour débuter ?
- Le chasen : l’accessoire à privilégier
- Le chawan : faut-il vraiment un bol spécial ?
- Le tamis : simple mais très utile
- Le chashaku : pour prélever le matcha et retrouver le geste traditionnel
- Le naoshi : pour faire sécher le chasen et préserver sa forme
- Kit matcha et cérémonie du thé : ne pas tout confondre
- Kit complet ou accessoires achetés séparément ?
- Quels kits matcha choisir ?
- Comment choisir un bon kit matcha ?
- Après l’achat : comment utiliser son kit ?
- Foire aux questions
Que doit contenir un kit matcha pour débuter ?
Pour commencer, trois éléments suffisent très bien :
- un chasen, pour mélanger le matcha à l’eau ;
- un bol suffisamment large, qu’il s’agisse ou non d’un véritable chawan ;
- un petit tamis fin, pour casser les petits amas de poudre avant la préparation.
Le chashaku est agréable à utiliser et le naoshi pratique pour poser votre fouet après utilisation, mais aucun des deux n’est indispensable pour votre premier bol.
| Accessoire | Notre avis | Peut-on le remplacer ? |
|---|---|---|
| Chasen — fouet en bambou | Prioritaire | Difficilement pour retrouver le geste traditionnel |
| Chawan — bol à matcha | Très utile | Oui, par un bol suffisamment large |
| Tamis fin | Très utile | Oui, par une petite passoire fine |
| Chashaku — cuillère en bambou | Utile mais optionnel | Oui, par une cuillère ou une balance |
| Naoshi — support à chasen | Pratique | Oui |
| Autres ustensiles de cérémonie | Optionnels à la maison | Oui |
Vous l’aurez compris : un bon kit matcha n’est pas forcément celui qui contient le plus d’objets. De notre côté, nous préférons un coffret simple avec un bon fouet et un bol agréable à utiliser plutôt qu’un énorme set rempli d’accessoires dont la moitié restera au fond d’un placard.
Le chasen : l’accessoire à privilégier
Le chasen (茶筅) est le fameux fouet en bambou utilisé pour préparer le matcha.
Comme le matcha est une poudre que l’on mélange directement à l’eau, et non un thé que l’on laisse simplement infuser, le fouet joue un rôle important dans la préparation. C’est donc, à nos yeux, le premier véritable accessoire à acheter.
Bien sûr, un petit mousseur électrique peut dépanner. Mais si vous aimez boire votre matcha nature et souhaitez retrouver le geste traditionnel de la préparation, le chasen reste bien plus agréable à utiliser.
80, 100 ou 120 brins : quel chasen choisir ?
C’est une question qui revient souvent, car de nombreuses boutiques mettent en avant le nombre de brins de leurs fouets : 80, 100, parfois 120.
Attention cependant à ne pas transformer ce chiffre en classement de qualité.
Il existe de nombreux types de chasen, dont la forme et le nombre de brins varient selon l’école et l’usage, notamment pour l’usucha ou le koicha. Autrement dit, un modèle affichant 100 ou 120 brins n’est pas automatiquement « meilleur ».
Si vous débutez, ne vous compliquez donc pas trop la vie. Regardez plutôt :
- l’usage conseillé par le fabricant ;
- la régularité et la finesse des brins ;
- leur souplesse ;
- la qualité générale de fabrication ;
- la provenance, lorsqu’elle est clairement indiquée.
Un bon chasen présenté comme adapté à l’usucha fera parfaitement l’affaire pour commencer.
Quand faut-il remplacer son chasen ?
Le chasen est fabriqué en bambou : il est donc normal qu’il s’use avec le temps.
Pas de panique si sa forme évolue légèrement après plusieurs utilisations. En revanche, lorsque de nombreux brins commencent à casser ou que le fouet devient vraiment moins agréable à utiliser, il est probablement temps de le remplacer.
Avant la préparation, humidifier brièvement les brins permet de les rendre moins cassants. Une fois votre matcha terminé, rincez simplement le chasen à l’eau claire et laissez-le sécher complètement à l’air libre.
Nous reviendrons beaucoup plus en détail sur ces gestes dans notre guide consacré à la préparation du thé matcha.
Le chawan : faut-il vraiment un bol spécial ?
Le chawan (茶碗) est le bol traditionnellement utilisé pour préparer et servir le thé.
Et autant le dire : il existe des chawans magnifiques. Formes, émaux, couleurs, textures… si vous aimez les objets liés au thé japonais, il est assez facile de se laisser tenter et d’avoir envie d’en collectionner plusieurs. 😄
Mais pour votre premier matcha, un véritable chawan n’est pas obligatoire.
Son principal avantage est très concret : sa forme laisse suffisamment de place au chasen pour travailler confortablement dans le bol.
Si vous souhaitez utiliser un bol que vous avez déjà chez vous, choisissez-en simplement un :
- assez large pour que le fouet puisse bouger librement ;
- suffisamment profond pour ne pas repeindre votre cuisine en vert ;
- agréable à tenir en main.
Si votre budget est limité, commencez donc par le chasen. Votre grand bol préféré fera très bien l’affaire en attendant de trouver un chawan qui vous plaît vraiment.
Et lorsque ce jour arrivera, prenez le temps d’en choisir un à votre goût : contrairement à beaucoup d’accessoires purement fonctionnels, le bol fait aussi partie du plaisir de la préparation.
Le tamis : simple mais très utile
Le tamis est probablement l’accessoire le moins spectaculaire de votre futur kit. Et pourtant, nous aurions presque tendance à le placer devant le chashaku dans notre liste.
Le matcha est une poudre extrêmement fine qui peut former de petits amas pendant le stockage ou le transport. La tamiser avant la préparation permet de casser ces petits paquets et facilite ensuite son mélange avec l’eau.
Bonne nouvelle : inutile d’acheter un tamis spécialement estampillé « matcha ».
Si vous avez déjà une petite passoire très fine dans votre cuisine, elle fera parfaitement l’affaire.
C’est aussi pour cette raison que l’absence de tamis dans un kit ne serait pas, à elle seule, un motif pour l’écarter. C’est un accessoire facile à ajouter par la suite.
Le chashaku : pour prélever le matcha et retrouver le geste traditionnel
Le chashaku (茶杓) est la fine cuillère en bambou traditionnellement utilisée pour prélever le matcha.
C’est un tout petit objet, mais il participe beaucoup au charme du geste. C’est typiquement le genre d’ustensile que l’on pourrait très bien remplacer par une cuillère… et que l’on finit tout de même par apprécier une fois qu’on l’a. 😄
En revanche, il faut corriger une idée que l’on retrouve souvent : le chashaku n’est pas une cuillère doseuse de précision.
La quantité de matcha prélevée varie selon sa forme et la manière dont vous remplissez la cuillère. Si vous souhaitez mesurer précisément votre thé, une petite balance sera plus fiable. Et si vous souhaitez simplement préparer votre matcha sans acheter un nouvel accessoire, une cuillère classique peut très bien convenir.
Le chashaku est donc surtout intéressant pour le geste, la tradition et le plaisir d’utilisation.
Le naoshi : pour faire sécher le chasen et préserver sa forme
Vous avez peut-être déjà vu ce petit support en céramique sur lequel on pose le chasen après utilisation : il s’agit du naoshi.
Il permet de poser le fouet pendant son séchage et l’aide à conserver sa forme.
Est-il indispensable ? Non.
Est-il pratique si vous utilisez votre chasen plusieurs fois par semaine ? Oui, clairement.
C’est donc typiquement le genre d’accessoire que l’on apprécie dans un kit complet, mais que nous ne vous conseillerions pas forcément d’acheter séparément dès votre première tasse de matcha.
Le plus important reste de laisser votre chasen sécher complètement à l’air libre avant de le ranger.
Kit matcha et cérémonie du thé : ne pas tout confondre
Si le chasen, le chawan et le chashaku sont aujourd’hui si étroitement associés au matcha, ce n’est évidemment pas un hasard.
Ces ustensiles viennent de la longue histoire de la cérémonie du thé japonaise, ou chanoyu, dans laquelle la préparation du matcha occupe une place centrale.
Mais un kit destiné à préparer du matcha chez soi et le nécessaire utilisé pendant une cérémonie du thé répondent à deux besoins très différents.
Le chanoyu possède ses pratiques, ses écoles, ses ustensiles et toute une dimension culturelle qui mérite bien plus que quelques accessoires ajoutés dans un coffret cadeau.
Natsume, hishaku, chakin… et les autres accessoires
En cherchant du matériel pour le matcha, vous risquez rapidement de rencontrer toute une série de noms japonais.
La natsume (棗) est une boîte utilisée pour contenir le matcha dans le contexte de la cérémonie du thé. Le hishaku (柄杓) est une louche en bambou servant à manipuler l’eau. Le chakin ( 茶巾) est un linge utilisé notamment pour essuyer le bol.
Tous ces objets ont une vraie place dans l’univers du chanoyu, mais cela ne signifie absolument pas qu’ils doivent finir dans votre panier pour préparer votre matcha du matin.
Si vous souhaitez en savoir plus, nous avons consacré un guide complet à la cérémonie du thé japonaise.
Pour préparer votre matcha à la maison, gardez simplement ceci en tête : vous pouvez respecter et apprécier la tradition sans avoir besoin d’en posséder tous les objets.
Kit complet ou accessoires achetés séparément ?
Maintenant que l’on sait ce qui est réellement utile, reste une question : vaut-il mieux acheter un coffret complet ou composer soi-même son kit ?
Les deux solutions se défendent.
Le kit complet : idéal pour partir de zéro
Nous vous conseillerions plutôt un kit complet si :
- vous ne possédez encore aucun matériel ;
- vous souhaitez pouvoir commencer immédiatement ;
- vous aimez avoir un ensemble assorti ;
- vous cherchez un cadeau ;
- le coffret contient également un matcha que vous souhaitez découvrir.
C’est simple, pratique et parfois plus économique que l’achat des différents éléments à l’unité.
Le revers de la médaille, c’est évidemment que quelqu’un d’autre a fait les choix à votre place. Vous pouvez adorer le bol mais préférer un autre chasen, ne jamais utiliser le chashaku ou vous retrouver avec un matcha qui ne correspond pas forcément à vos goûts.
Les accessoires séparés : plus de liberté
Si vous avez déjà un grand bol chez vous, l’intérêt du coffret complet diminue immédiatement.
Dans ce cas, nous commencerions tout simplement par : un bon chasen + une petite passoire fine.
Puis, si la préparation du matcha devient un vrai rituel chez vous, libre à vous d’ajouter un chawan, un chashaku ou un naoshi au fil du temps.
| Votre situation | Notre choix |
|---|---|
| Je pars de zéro | Kit complet |
| Je cherche un cadeau | Kit complet |
| J’ai déjà un bol adapté | Accessoires séparés |
| Je veux choisir un meilleur chasen | Accessoires séparés |
| Je veux simplement tester le matcha | Chasen + matériel déjà présent à la maison |
Quels kits matcha choisir ?
Nous pourrions évidemment vous proposer dix coffrets qui contiennent plus ou moins la même chose. Ce ne serait pas très utile.
Nous préférons retenir deux kits aux compositions différentes, puis une troisième solution qui n’en est justement pas un.
Kit complet Kumiko Matcha
Le kit complet de Kumiko Matcha réunit actuellement :
- un bol à matcha ;
- un chasen ;
- un chashaku ;
- un naoshi ;
- une boîte de matcha au choix.
C’est donc un ensemble assez complet pour quelqu’un qui souhaite démarrer sans acheter ses accessoires un par un. Nous apprécions notamment la présence du naoshi si vous comptez utiliser votre chasen régulièrement.
En revanche, il n’y a pas de tamis dans le kit. Rien de bien grave : une petite passoire fine fera très bien l’affaire.
À choisir si : vous partez de zéro et souhaitez un ensemble assorti avec le support du fouet.

IRO Discovery Box
La Discovery Box IRO contient :
- un bol « Pure » de Pascale Naessens ;
- un chasen ;
- un chashaku ;
- un tamis ;
- 30 g de matcha bio IRO ;
- une brochure explicative.
Elle a donc l’avantage d’intégrer directement le tamis au coffret.
À choisir si : vous cherchez un kit prêt à offrir ou souhaitez avoir le tamis directement dans la boîte.

Et si le meilleur kit était… de ne pas acheter de kit ?
Enfin, notre troisième recommandation est… de ne pas acheter de coffret du tout.
Si vous avez déjà un grand bol et une petite passoire fine dans votre cuisine, vous avez déjà une bonne partie du matériel.
Achetez simplement un chasen de qualité correcte, préparez quelques matchas et voyez si le rituel vous plaît.
Si c’est le cas, vous aurez tout le temps de vous offrir ensuite ce beau chawan artisanal que vous aviez repéré.
C’est souvent la solution la plus économique, et probablement aussi la meilleure façon d’éviter d’acheter cinq accessoires alors qu’un seul vous manquait vraiment.
Comment choisir un bon kit matcha ?
Deux coffrets peuvent sembler presque identiques au premier regard. Pourtant, quelques détails font rapidement la différence.
Regardez d’abord le chasen
C’est l’élément que vous utiliserez vraiment à chaque préparation.
Nous préférons donc un vendeur qui donne quelques informations sur son fouet — fabrication, origine, usage conseillé — plutôt qu’un coffret se contentant d’annoncer fièrement « 120 brins » comme si cela suffisait à prouver sa qualité.
Comparez ce qu’il y a réellement dans la boîte
Un « kit cinq pièces » peut compter la boîte de matcha parmi ses cinq éléments, tandis qu’un autre vendeur ne compte que les accessoires.
Regardez la forme du bol, pas seulement sa couleur
Évidemment, le coup de cœur compte — nous serions assez mal placés sur Chanoyu pour vous dire le contraire.
Mais vérifiez tout de même que le bol offre suffisamment d’espace pour utiliser confortablement le fouet. Un magnifique petit bol trop étroit risque de devenir beaucoup moins séduisant après trois préparations et autant d’éclaboussures.
Et le matcha fourni avec le kit ?
Les mentions « premium », « ceremonial grade » ou « qualité cérémonie » sont omniprésentes sur les boîtes de matcha.
Elles peuvent donner une indication sur le positionnement choisi par une marque, mais elles ne constituent pas à elles seules une garantie de qualité.
Nous expliquons tout cela dans notre article consacré aux différents grades de matcha.
Et si votre interrogation porte davantage sur le thé à acheter que sur le matériel, vous trouverez nos critères et recommandations dans notre guide pour choisir son matcha.
Après l’achat : comment utiliser son kit ?
Vous avez votre bol, votre chasen et votre tamis devant vous ? Parfait.
Reste maintenant à savoir combien de matcha utiliser, à quelle température chauffer l’eau, comment tamiser la poudre et surtout comment manier ce fameux fouet.
C’est justement le sujet de notre guide consacré à la préparation du thé matcha.
Ici, notre objectif était surtout de vous aider à choisir le matériel vraiment utile pour commencer.
Nous vous souhaitons une agréable dégustation !